Comment on a vendu notre appartement sur Leboncoin ?


Le projet / jeudi, août 16th, 2018

Vendre son appartement sans passer par une agence immobilière

 

Nous avons pris la décision de changer de vie fin mars. Le 14 avril 2017, notre appartement était en vente sur Leboncoin, un site de vente de particulier à particulier. Nous étions très attachés à notre logement puisque c’était notre tout premier achat et que dans notre projet de vie initial, nous n’avions pas prévu de nous en séparer. Mais sans qu’on s’en rende compte, sans qu’on ne se soit laissé le temps de douter ou de trop réfléchir, voilà que notre appart’ était sur le marché. Je vais vous raconter comment nous avons procédé pour le vendre sans passer par une agence.

 

Evaluer son bien

Nous habitions dans un quartier très prisé de Lyon, et nous savions par avance que notre bien se vendrait sans trop de souci. Mais à quel prix ? Nous avons donc tout d’abord commencé par épier les offre d’achat des agences pour comparer leurs biens avec le notre et donc nous situer le plus justement possible, niveau prix. Nous avons mené notre petite enquête, en prenant en compte le fait que nous avions un appartement atypique, très recherché, et peu vendu. La loi de l’offre et la demande penchait donc en notre faveur. Belle surprise pour nous ! Nous nous sommes très vite rendu compte que nous allions faire une jolie plus-value. Avec ce que nous savions, et ce que nous voulions, nous avons donc fixé un prix : Celui qui nous convenait. Sachant qu’il y aurait forcément des négociations et propositions plus basse (c’est le jeu !), nous avons déterminé le prix de l’annonce, 10% plus élevé (et c’est une chose que je conseille vivement de faire).

 

Que mettre dans son annonce ?

 

Les photos

Nous avons mis un grand coup de propre et rafistolé deux-trois petites choses pour faire des photos avantageuses, mais pas trop ! Il est conseillé un peu partout de faire de belles photos qui accrochent, mais personnellement, je ne suis pas spécialement d’accord. Quand nous cherchions notre premier appartement, nous sommes tombés sur des annonces avec des photos sublimes, qui laissaient penser à une grande superficie et à beaucoup de luminosité. Quelle fut notre déception en découvrant que le dit appartement idéalisé n’était qu’une tromperie visuelle. A l’inverse, quand nous avons visité l’appartement que nous avons acheté, nous n’étions pas du tout convaincus par les photos. Sauf qu’en y entrant, coup de coeur absolue pour la pièce de vie époustouflante. Vous voyez ? Donc, des photos qui accrochent assez pour que les gens cliquent sur l’annonce mais qui restent justes.

 

L’écrire

Nous avons posté notre annonce un vendredi soir, il paraît que c’est le moment propice pour le faire. Très vite, nous avons été inondés d’appels (je pense que ça n’aurait pas changé grand chose si nous l’avions posté un mardi). Nous savions que nous aurions des appels et des visites, mais pas autant. Dans notre annonce, nous avons été très concis. L’important est de donner des informations théoriques. On a toujours tendance à surévaluer notre bien, alors autant rester le plus neutre possible et ne pas tenter de vendre à tout prix, au risque de paraître peu objectif, voire même suspect. Mettez-vous toujours à la place de l’acheteur. Généralement, il a déjà une idée très précise de ce qu’il cherche. Lui, veut savoir les M2, les dimensions des pièces, la hauteur sous plafond, éventuellement les revêtements de sol ou de murs, l’année, le type, le lieu. Etc… Soyez clair, et surtout honnêtes !

Les agents immobiliers nous assaillissent !

Les agences vous contacteront, et vous baratineront. Alors, effectivement, quand on a un bien difficile à vendre, qu’on a pas le temps, ni le désir de s’investir, l’agence est une très bonne alternative. Mais une alternative qui a un coût. Alors quand on peut l’éviter…

Nous avions écrit en caractère majuscule que nous ne souhaitions pas être contactés par une agence. Qu’est-ce que cela aurait été si nous ne l’avions pas spécifié ? Il y a même des agents qui avaient réussi à trouver notre adresse et sont venus frapper à notre porte. Je l’avais personnellement vécu comme une réelle intrusion dans mon intimité. Mais certains diront que “c’est le jeu !” Au bout de plusieurs dizaines d’appels, je leur raccrochais au nez après leur avoir demandé de relire mon annonce EN ENTIER ! En clair, il faut s’armer de patience et d’assurance pour ne pas se laisser endormir et ainsi leur offrir une bonne dizaine de milliers de milliers d’euros. (15 000, pour être précise !).

 

Les visites de l’appartement

Visite individuelle ou groupée ?

Nous avons eu tellement d’appels qu’en voulant optimiser notre temps, nous avons organisé des visites groupés. Grosse erreur ! Un achat n’est pas un acte anodin et est souvent motivé par un coup de coeur. Difficile donc pour une personne de se projeter alors que l’appartement est envahi par d’autres potentiels futurs acheteurs. Sans compter que ce procédé est totalement déshumanisant… Et dès lors qu’une personne ressent n’être qu’un porte-feuille pour celui d’en face, il va perdre tout attrait pour l’émotionnel. Bref, très mauvaise idée ! Quand il s’agit d’un achat, toujours organiser des visites individuelles. L’acheteur se sentira considéré, les échanges seront plus évident, et la projection bien plus probable.

 

Appréhender la critique négative

Il faut aussi être prêt à accepter la critique pour pouvoir éventuellement la contrer ou l’argumenter. Pour l’anecdote, une personne nous avait dit lors d’une visite : “Oh la la ! Il y a beaucoup de vis-à-vis !”. Rémi, vexé et personnellement touché par la réflexion, avait répondu froidement “En même temps, on peut pas tout avoir, le quartier et l’intimité !”. Il avait raison, mais il avait manqué de tact. L’idéal aurait été de répondre : “C’est vrai. Nous avons trouvé, telle ou telle solution pour y remédier.” L’une des difficultés lorsque nous vendons notre propre bien est encore une fois de rester objectif, et neutre. Du coup, ayant plus de tact et de recul sur le point-là, c’est moi qui ai pris en charge ce côté-ci de la vente. Et je profite de ce paragraphe pour vous encourager à chercher vos points forts (Le développement personnel se cache partout !) afin de les optimiser au maximum. Par exemple, j’ai géré le côté humain et relationnel des visites, là où Rémi s’est occupé des négociations.

 

Être incollable sur la connaissance de notre bien

Certains le font entre l’offre d’achat et la signature du compromis, mais personnellement, je conseille de faire faire les diagnostiques (énergétiques, électriques, etc…) avant même les premières visites. Le potentiel futur acheteur se sentira immédiatement en confiance avec un vendeur qui peut parler concrètement de l’état actuel du bien. Il est préférable de ne pas donner de réponses évasives ou hypothétiques. Plus on est clair et précis, plus la personne en face sera rassurée. Et pire encore, il ne faut jamais, sous aucun prétexte mentir, même sur un infime détail, mieux vaut avouer qu’on ne sait pas ou qu’il y a une faille plutôt qu’inventer un mensonge. Si on se contredit lors de la contre-visite, le potentiel acheteur perdra forcément toute confiance en son vendeur. C’est pourquoi, connaître son bien comme sa poche est important.

 

Les propositions d’achat

Au bout d’une semaine de visites intensives, nous avons eu plusieurs propositions d’achat, dont une qui correspondait à nos attentes. Nous avons traité les propositions dans leur chronologie. Et nous avons accepté la première. On le savait, on aurait sûrement pu être plus gourmand, mais comme on dit :”un tiens, vaut mieux que deux tu l’auras”. Les prix de notre quartier ayant explosé, nous nous estimions déjà chanceux. Puis, nous voulions que ça aille vite. Pour des raisons plus personnelles, nous souhaitions déménager rapidement. Alors, une contre visite et deux autographes plus tard, la machine était lancée. Nous ne pouvions plus, ou presque, faire marche arrière.

 

Enfin, c’est le notaire qui a pris la suite des opérations en main. Il nous a aiguillé et nous a guidé pour la formation du dossier, jusqu’à la signature définitive, qui a eu lieu fin aout pour nous. Le moment symbolique où nous remettons les clefs de notre bien, à ses futurs habitants.

 

Bien plus qu’une simple rentrée d’argent, la vente de notre appartement a joué un rôle crucial dans notre projet. On s’est libéré de notre principale attache matérielle. Et, lorsque l’on a “plus rien”, on se sent plus libre. Parallèlement, le fait d’avoir vendu “aussi facilement” notre appartement, et donc d’accomplir une chose qui nous paraissait insurmontable, le plus naturellement du monde, nous a permis de remettre les choses à la place qu’elles doivent occuper. Nous ne pensions pas forcément avoir les capacités pour vendre seuls notre appartement, mais on l’a fait. On a pris ce risque. On se fait trop souvent des montagnes de pas grand chose. Cela paraît bateau dit comme ça, mais “n’est impossible que ce que l’on pense impossible”. Et globalement, la plupart du temps, ce sont nos croyances qui nous limitent plus que n’importe quelle donnée. Nous sommes incontestablement notre seule limite.

 

N’hésitez pas a réagir pour me faire part de votre expérience personnelle.

 

 

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